١٩.١.٠٧

à son intime.

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à son intime corps défendu
il offert son suc et tout son temps
toute son âme et ses liqueurs
il a ouvert son port
à son intime corps défendu
en porcelaine d'amérique
il a redonné son ancien lustre
dans un trop plein d'amour
à son intime corps défendu
sans compter sa sueur
il a redonné goût
il a redonné vue.



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٢٨.٩.٠٦

parabole.

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c'est comme à l' entretien où
en dire le moins et honnete
avouer faire son possible
vous fait marquer mille points
c'est ainsi que l'on s'en sort
fier de son antre ou lacune
et s'il est besoin d'une boussole
le poing levé ou pas
il vous reste la lune.

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٣١.١.٠٥

cavités caves.

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tout entier de fonte, ventilateur
on n'a qu'un sang qui vaut notre peine
l'écriture change de vraies fleurs
en véritables cotons ou laines


les cavités osseuses
du monde font office d'atout
au vu de la théorie
des incendies pret-à-tout.





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٣٠.١.٠٥

oublie les âmes ..

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oublie les âmes mortes énonce le ronin
le défunt final court encore dans les dunes
qui a vécu meurt soit ou bien trompe l'embrun
mademoiselle faucheuse vous sentez bon l'ivresse.


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les rideaux tremblent..

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les rideaux tremblent à mon reproche
je n'en ai cure
j'eus gravi l'échelon en des temps moins retors



j'invente l'émotif ponctuel
j'invente l'utopie de saison



et alors qu'il est dans la ruche
ressens l'épure

la douceur inconnue qu'est notre lit d'édredon



j'invente ma propre discipline
son temple infini j'élabore
les rideaux tremblent hélas

que suent fondent leur roche.


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c'est notre lot..

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c'est notre lot de toute une vie, d'intenter à l'ombre

un procès pour outrage ( pénombre qui pendue

blesse ) à mon humble niveau d'homme jours et temps comptent

c'est notre lot tout un monde ( de ramper pour survivre )

devis c'est notre lot en tas ( et pourtant l'heure fond )

de souffrir d'exhorter d'implorations [humeurs]

notre lot de tous chacun, réunion funèbre

et leur lot de tous, formes humaines, chacun.

les minutes secondes passent sans heurts éteintes [hors jour]

nos grappins dessus glissent maigres bouées sans confort

l'ustensile cœur court au fond des cales [et demain]

continuera d'importer nos bouteilles de sang ?

quand pourrais-je vivre Peur, abusé d'inconscience ?

quand pourrais-je dormir ?


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٢٦.١٠.٠٤

dieu aussi ..

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dieu aussi a sur nous son enfer

comme son fleuve pâle se jette dans l'océan

forgeur en fin de course il s'est focalisé

sur notre métal brillant


l'oeuvre n'est pas de l'homme plus d'un ange prisé

dieu est parmi nous hautain comme une cime

son haleine chaude émeut mon corps humain

d'une assonance figée.




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٢٤.١٠.٠٤

d'apres f., par bribes..

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mouroirs des corps sublimes ô pages de l'enfer
on devient vraiment obnubilé par notre nous
rebondissant hautain lune ferme les yeux ou dors
le nous revient obnubilé par notre onguant
concupiscent alors au teint d'ombre pécheresse
lune ouvre les yeux, résiste, ne dors pas.



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١٨.١٠.٠٤

quand un bouffon..

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quand un bouffon en pleine comédie pleure

avec recul on voit qu'il change au jour

ardu et fort de style involontaire

désinvolture rentrons nos noirs moulages

pour atroce qu'est le monde buvons sans peur

partenaires d'un jour du temps qui s'écoule

l'empreinte s'efface sous le corps du présent

ce beau brun incarne l'ivresse du coucher

quand on n'est pas rocher ouvrir son coeur

coulis de framboise sur un fond d'or fin

à quel niveau se joue mon pécule d'homme

sans ma couronne je n'y comprends plus rien.

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